Election à la Fegafoot : « Le football gabonais pris en otage entre mémoire et amnésie » selon les ligues

Publié le Par Daniel Dematsatsa - Mis à jour :

À l’approche du 18 avril qui mettra fin aux processus électorales à la Fédération gabonaise de football, les présidents des ligues provinciales sont monté au créneau, le 9 avril 2026 à Libreville. Entre mise au point institutionnelle et dénonciation des dérives médiatiques et individuelles, leur déclaration sonne comme un rappel à l’ordre dans un climat devenu délétère.

Il y a, dans cette sortie des présidents des ligues provinciales, un mélange de lassitude et de fermeté. Lassitude face à ce qu’ils décrivent comme un spectacle indigne, où certains acteurs du football, portés par leur gloire passée, s’érigent en donneurs de leçons. Fermeté, surtout, pour rappeler que le football ne se gouverne ni par nostalgie ni par agitation médiatique.

Car au fond, la question est simple : qui fait réellement vivre le football gabonais au quotidien ? Ceux qui s’expriment sur les plateaux ou ceux qui organisent, dans l’ombre, les compétitions locales, forment les jeunes et maintiennent en vie le tissu footballistique à l’intérieur du pays ?

La mise au point sur les textes est, à ce titre, éclairante. Les réformes n’ont pas été improvisées. Elles sont le fruit d’un long processus, validé par les instances compétentes, y compris internationales. L’introduction du système de parrainage, aujourd’hui décrié, répond à une logique claire : protéger l’institution contre les candidatures opportunistes. S’en étonner aujourd’hui relève soit d’une méconnaissance troublante, soit d’une stratégie bien calculée.

Plus encore, les ligues rappellent une réalité souvent ignorée : le football ne se limite pas à Libreville. Derrière chaque championnat U-15 ou U-17 organisé à l’intérieur du pays, il y a un travail logistique, humain et financier considérable. Balayer cela d’un revers de main, c’est mépriser tout un pan du football national.

Mais au-delà des faits, c’est le ton qui interpelle. Une dénonciation d’une certaine presse jugée sensationnaliste, mais aussi une mise en garde à ceux qui sollicitent des suffrages tout en méprisant leurs électeurs.

Reste alors une interrogation essentielle : dans ce tumulte, le football gabonais cherche-t-il à avancer… ou simplement à régler ses comptes ?

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