Intervention américaine au Venezuela : « Les combats ont duré moins de 27 minutes », révèle un sénateur

Publié le Par Ader Yadano - Mis à jour :

Les détails de l’opération éclair menée par les États-Unis au Venezuela commencent à filtrer au Congrès. Lors d’une audition ce mercredi devant la commission des affaires étrangères du Sénat, le sénateur républicain Jim Risch a levé le voile sur la rapidité stupéfiante du raid qui a conduit à la chute de Nicolas Maduro. Selon lui, l’affrontement armé a duré moins d’une demi-heure.

C’est une opération chirurgicale d’une rapidité inédite. Alors que le monde a les yeux rivés sur Caracas depuis le raid du 3 janvier 2026, Washington commence à livrer les secrets de cette intervention militaire. Jim Risch, président de la commission des affaires étrangères du Sénat, a affirmé que la résistance rencontrée par les forces américaines a été anecdotique en termes de durée.

Une opération « éclair » de 200 soldats

« Les combats ont duré moins de 27 minutes », a insisté le sénateur lors de son audition consacrée à la situation au Venezuela. Loin d’une occupation massive, le Pentagone a privilégié une frappe ciblée. Selon les chiffres avancés par M. Risch, le déploiement au sol a impliqué « environ 200 soldats qui sont restés dans le pays pendant quelques heures » seulement, le temps de sécuriser les cibles prioritaires et d’exfiltrer le président déchu.

Cette audition s’est tenue en présence de Marco Rubio , actuel Secrétaire d’État et conseiller à la sécurité nationale, confirmant le poids de l’administration américaine dans la gestion directe de cette crise.

Maduro face à la justice américaine

Pour rappel, cette opération de grande envergure lancée le 3 janvier a abouti à la capture de Nicolas Maduro et de son épouse à Caracas. Transféré immédiatement aux États-Unis, le couple a comparu dès le 5 janvier devant un tribunal fédéral du district sud de l’État de New York.

Accusés d’implication dans le trafic de drogues, l’ex-homme fort de Caracas et sa femme n’ont pas reconnu leur culpabilité. Ce procès s’annonce déjà comme l’un des plus retentissants du siècle en matière de justice internationale.

Transition sous haute tension

Sur le terrain, la situation politique reste confuse. Si les fonctions de chef d’État sont désormais exercées par Delcy Rodriguez, ancienne vice-présidente exécutive, la souveraineté du pays semble remise en cause.

Donald Trump a en effet déclaré que les États-Unis assumeraient la « gestion temporaire » du pays, une annonce qui laisse présager une période de transition complexe sous tutelle américaine, alors que la structure du pouvoir chaviste tente de survivre à la décapitation de son leadership.

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